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Tisser un fil rouge entre les enseignes de la
ville
Douze verriers, designers et artistes peintres sont à l’oeuvre durant
deux jours en ville dans le cadre d’un concours d’idées interdisciplinaire.
Objets de leurs remue-méninges: les enseignes des échoppes montheysannes.
Pour préparer ses étudiants aux collaborations qui jalonneront leur parcours professionnel,
l’association EIAT (Ecoles Internationales d’Art et Techniques) met sur pied chaque année des
activités interdisciplinaires.
« Notre objectif est toujours le même », explique Mario Borreggine,
de l’école Athenaeum à Lausanne. « Nous voulons favoriser les rencontres et les échanges
de vues et de connaissances entre les élèves des di8érentes branches des arts appliqués. »
Stages, concours d’idées,... les formes varient. Un premier essai a eu lieu en 2002 à Monthey.
Durant une semaine, des Parisiens avaient travaillé sur le bâtiment de l’Office du tourisme.
Riche de cette expérience «magnifique», l’EIAT est de retour sur les bords de la Vièze.
« Nous sommes très bien reçus par la commune, qui nous aide à assumer l’organisation d’un tel événement. »
Pour 2004, un partenariat s’est mis en place avec la Société des artisans et commerçants (SACMO).
« Nos étudiants vont travailler sur les enseignes des commerces, afin de dégager un élément d’identité,
d’en faire une sorte de symbole pour la ville tout en respectant les spécificités de chaque échoppe. »
« Le but, c’est de trouver un fil rouge », poursuit Guy Cristina, directeur de
l’Ecole supérieure de
vitrail et de création de Monthey.
QUATRE PROJETS
Après une prise de température voici deux semaines, quatre équipes de trois étudiants sont à
pied d’œuvre hier et aujourd’hui. « La première visite leur a permis de se faire une idée sur
les pistes envisageables pour donner une certaine unité à ces enseignes. Le constat, c’est qu’
elles sont parfois vieillottes ou bricolées, et surtout très disparates », argumente M. Borreggine.
« Or, en parallèle, on constate que les choses bougent: plusieurs rues ou places ont été redessinées.
Il y a une réelle volonté publique de mettre la cité au goût du jour. On peut facilement imaginer que
se greffe là-dessus une initiative similaire au niveau privé. Un regard extérieur, plus global, peut
faciliter cette démarche. »
Elaborés pour respecter un budget fixé, quatre projets (dessins ou pré-maquettes)
seront soumis à un mini-jury. Un prix symbolique sera attribué. Ensuite, tout dépendra de l’intérêt
manifesté par les Montheysans. « L’idée reste propriété de notre association. Comme nos écoles sont
souvent des établissements pratiques, on peut imaginer qu’elles soient mandatées pour la concrétiser,
tout ou partie. »
L.-M.T.
article du 15 mai 2004 dans "La Presse Riviera Chablais"
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Chaque équipe comptait un architecte-designer de I’école Athenaeum,
un peintre de l’Atelier de Saillon et un verrier de l’école montheysanne. Sans catégorie d’âges. |